En Sibérie, déployer un réseau au rythme du terrain

Missions d’exception — Épisode 2

Ceci n’est pas une image générée par IA. C’est une mission réellement vécue.

Jean-Luc Larroque, ingénieur réseau chez CNS, a contribué pendant près de deux ans au déploiement des infrastructures nécessaires aux équipes d’ingénierie d’un vaste projet industriel dans l’Arctique russe. Sa dernière affectation sur place a duré trois semaines.

Nos missions d’exception ne datent pas d’hier. Cet épisode revient sur un projet réalisé il y a plusieurs années et qui est maintenant terminé.

Au fil du projet, Jean-Luc est intervenu sur plusieurs sites en Europe et en Asie. Dans cette région éloignée de la Sibérie, le froid et les contraintes logistiques rendaient chaque déploiement exigeant. Il fallait préparer le matériel à l’avance, respecter des échéanciers serrés et s’adapter aux imprévus sur le terrain.

La mission en quelques points

  • Le contexte : un vaste projet industriel dans une région éloignée de l’Arctique russe.
  • Le projet : près de deux ans de contribution à des déploiements sur plusieurs sites à l’international.
  • La dernière affectation en Sibérie : trois semaines sur place.
  • Son rôle : déployer les réseaux qui permettaient aux équipes d’ingénierie d’accéder à leurs outils et de travailler d’un site à l’autre.

Un réseau au service des équipes d’ingénierie

<p>Jean-Luc n’était pas chargé de déployer le réseau de l’usine elle-même. Son rôle consistait à permettre aux équipes d’ingénierie qui en préparaient la construction d’accéder à leurs outils, de communiquer entre les bâtiments et de faire circuler les données entre les différents sites.</p>Il a contribué à l’évaluation des besoins et à l’estimation des coûts, puis aux déploiements. Son mandat couvrait le réseau local (LAN), le Wi-Fi, la téléphonie, les interconnexions entre les sites et une partie de l’infrastructure informatique locale.

Jean-Luc a mis en place et exploité différentes technologies et différents protocoles réseau : des architectures VSS, des VRF, du routage OSPF, des ponts radio et des liaisons par satellite. Les choix d’architecture avaient été faits à l’avance, en fonction des besoins du projet et des contraintes propres à chaque site.

L’objectif était de faire fonctionner des infrastructures complémentaires réparties dans plusieurs zones, afin que les équipes puissent poursuivre leur travail d’ingénierie.

Cinq jours pour déployer un site

Les déploiements se sont succédé dans plusieurs pays. Pour chaque site, les délais étaient courts et le matériel devait être prêt avant le départ. Une fois sur place, il pouvait être difficile d’obtenir rapidement une pièce manquante ou d’organiser une nouvelle livraison.

« J’avais cinq jours pour déployer chaque site, partout dans le monde. »

Avec des délais aussi serrés, la préparation était essentielle : il fallait vérifier que le matériel était bien arrivé, qu’il correspondait à ce qui avait été prévu et que le déploiement pouvait commencer dès son arrivée sur place.

Jean-Luc est intervenu en Chine, en Indonésie, aux Philippines, en Belgique, à Moscou et en Sibérie. Les imprévus n’ont pas manqué. Lors d’un déplacement, une valise contenant ses outils s’est perdue pendant le transport. En Sibérie, un blizzard a empêché l’avion d’atterrir et a retardé son retour de quatre jours.

S’adapter aux conditions sur place

La température pouvait descendre jusqu’à –30 °C, et il n’y avait qu’environ quatre heures de lumière par jour. Un camp de base regroupait plusieurs équipes. Jean-Luc travaillait avec un ingénieur anglophone responsable des systèmes; lui s’occupait du réseau et de la téléphonie. Pour les questions liées à la téléphonie sur IP (ToIP), il pouvait faire appel à distance à l’expertise d’un collègue de CNS. Les échanges avec un autre collègue basé en Malaisie lui permettaient aussi de garder le contact avec l’équipe.

Un matin, il a découvert que la climatisation d’un local technique avait cessé de fonctionner pendant la nuit. La température était montée à environ 40 °C. Il a ouvert la fenêtre et placé un morceau de carton pour empêcher la neige poussée par le vent d’entrer. Il a ensuite demandé qu’on répare la climatisation.

<blockquote>« Après, on s’adapte. C’est ça, le terrain. »</blockquote>

Une expérience qui marque

Le froid, l’éloignement et le rythme de travail ont rendu cette mission unique. Pour Jean-Luc, elle a aussi confirmé l’importance de bien préparer les interventions, de tenir le client au courant et de respecter les délais annoncés.

Avec le recul, il retient une expérience marquante par son contexte et son intensité. Il avait déjà travaillé dans des environnements exigeants avant cette mission; la Sibérie lui a fait découvrir des conditions d’une tout autre ampleur

Missions d’exception, une série CNS

Après l’épisode consacré à Salia et à sa mission offshore, avec cet épisode, CNS partage le retour d’expérience de Jean-Luc sur un projet achevé depuis plusieurs années.. Dans les prochains épisodes, d’autres consultants partageront leurs missions, ce qu’ils ont vécu sur le terrain et ce qu’ils en ont retenu.

Et si votre prochaine mission sortait, elle aussi, de l’ordinaire ?

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